Une enquête
à travers le temps
Le 22 mai 1966, le dernier train régulier quitte Blonay et la ligne s'éteint. Les rails rouillent, les voitures dorment sous la poussière, et pendant deux ans, plus personne ne monte là-haut. Puis une poignée de passionnés décide de tout rallumer.
C'est entre ces deux dates que ça s'est passé. Une affaire dont les rapports se contredisent, des témoins qui n'ont jamais raconté deux fois la même chose, et un nom qui apparaît une fois dans le dossier avant d'en disparaître complètement. Faute de mieux, on a refermé le tout.
« Personne n'a rien effacé. On a simplement cessé de regarder. Tout est encore là-haut, exactement où on l'a laissé. »
Et c'est bien le problème : rien n'a bougé. Les mêmes voitures, les mêmes quais, la lampisterie, le château d'eau, l'atelier. Le décor de l'affaire est intact, entretenu au boulon près par des bénévoles qui ignorent ce qu'ils conservent vraiment.
Pour y retourner, il n'existe qu'un seul chemin : le train. Aucune route ne dessert le site. On y monte à bord d'un convoi historique et on en redescend de la même façon. À l'époque déjà, personne n'entrait ni ne sortait autrement. Voilà pourquoi le coupable n'a jamais pu être bien loin.
Le briefing se fait pendant le trajet, entre Blonay et Chaulin. Le temps de franchir le viaduc et de traverser le tunnel, vous saurez ce qu'on attend de vous.